Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 18:04

 

D’un œil scrutateur, on regarde un miroir

Mais que pourrait-on y voir

La finesse d’une taille ou la sensualité des lèvres

La lividité d’un visage qui cache une fièvre…

 

Devant lui se plaît le beau

Qui à se contempler s’émerveille

Un narcisse en devient esclave aussitôt

Pour flatter son ego et nourrir son orgueil

 

Intense supplice au prix d’un  coup d’œil

La laideur y voit son bourreau

Pour l’effroi et l’horreur qu’il éveille

Infligé par tant d’hideur et de défauts

 

Ouvrir les portes de l’abîme intérieur

Le réfléchir  même sous une pâle lueur

Si tel pouvait être le pouvoir d’un miroir

Les yeux verront combien l’âme est noire

 

Car au fond d’un  petit ruisseau

Qui paisiblement sommeille

Ne vivent pas que les vermisseaux

Mais bien de monstres endormis ou en éveils…

Par Hermann - Publié dans : mes pensées - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 20:26

Dans l’air s’élève la haine comme la fumée de l’encens

La vertu consume, avec elle, la candeur de l’innocent

Plus importantes que cette force qui lie nos sangs

Les différences jaillissent aux yeux, les éblouissant


 


 

Des plus redoutables et pernicieux, la jalousie et la vengeance

Fleurs maléfiques et vénéneuses qui à la haine font allégeance

Se nourrissant de la souffrance d’autrui et des blessures

 Repoussant les limites de la raison à l’extrême démesure


 



Ce monde s’est désormais forgé un maître et  dieu,

L’argent, qui corrompt même l’honnête homme pieux

Autant attractif pour l’homme que l’appât pour la bête

La cupidité et l’ambition démesurée ne sont guère discrètes


 


 

Et dans le ciel assombri, ont disparu les colombes

Accablé de survoler un monde devenu champ de bataille

Pour célébrer le royal festin après l’hécatombe

Une nuée de vautour plane, invité de la mort à ses fiançailles

 

 

Le monde est malade

Par Hermann - Publié dans : une fenêtre sur le monde - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 03:02





Les rideaux se lèvent et tombent...un jour est mort
Sempiternel spectacle qu'offre le soleil à la terre
un jour s'efface mais les années se comptent en millénaires
Les chiffres s'envolent et s'envolent encore


Qui a un début doit avoir une fin
la mort, point le papillon ne craint
C'est l'épée de Damoclès au dessus de tout vivant
imprévisible, fatal et foudroyant


Tic-tac ... sur les traces du temps
qui sans répit, file au rythme du vent
témoin de tant de générations, griot de l'humanité
des hommes, il aura tant à conter


Mais l'infini se rapproche à grand pas
car le soleil, la mort et le temps sont las
L'être ne sera plus et surgira de partout le néant
Le ciel chantera alors la fin des temps

Par Hermann - Publié dans : Poèmes - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 12:19



Le corps s’endort et l’esprit s’éveille

Pour réaliser les désirs fondus par le soleil

Une nuit seulement durera  l’odyssée

Et dans son corps, l’esprit devra se glisser

 


Dans son sommeil sourit l’orphelin

Car la mort ne peut guère geler ses souvenirs

La nuit pourra, ses parents et lui, à nouveau unir

Lui qui manque tant d’affection et de câlin

 


Dans son sommeil sourit l’esclave

Car guère ne sont ses rêves enchaînés

A lui honneur et gloire, prince brave

Pour une nuit il aurait été couronné

 


 

Dans son sommeil sourit l’aveugle

Car dans la nuit noire se lève son soleil

A son tour, le sourd sourit dans son sommeil

Car il entend au loin des vaches qui beuglent


 

Le soleil se lève et les rêves s’endorment

La réalité resurgit et la douleur est énorme

Mais la peine ne durera pas une éternité

Car tard le soir Hypnos sera à nouveau l’invité

 


 

Dans mon sommeil, mon esprit divague

Sur la mer agitée marche, dans les airs plane

Sans craindre ni ouragan ni vagues

Car à ses côtés cette femme qui avec lui flâne

 

 

 

 

 

 

Par Hermann - Publié dans : une fenêtre sur le monde
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 13:22


Dans un ciel nuageux, un soleil radieux

Sur un mur sombre, un tableau fabuleux

Mais sur un visage pâle, un sourire magnifique

pour donner de l'éclat  et effacer le tragique


 

Sourire, ne rien dire pour tout dire

Offrir ce bouquet de bonheur qui réjouit

Sourire pour ne pas laisser la bouche trahir

Au fond un cœur muet qui veut dire oui

Sourire, quand les mots ne pourraient  décrire

Cette flamme en vous qui votre cœur, éblouit


 


Un étirement des lèvres, une lueur dans les yeux

Et magiquement la bête est enchantée

Epidémie de bonheur et de gaieté

Un sourire,  présent bien peu coûteux

 

Pour donner de l’espoir ou illuminer une vie

le sourire d’un inconnu, d’un amoureux ou d’un ami

 

Par Hermann - Publié dans : Poèmes
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